S P A C I A L I S A T I O N
D U SON
E C L A T E M E N T
SCENIQUE
L'
expérience musicale d'Urban Sax est le fruit de recherches
acoustiques sur la spacialisation du son, d'où l'importance
du choix des lieux de concert. Tout est fait durant le concert pour
créer l'idée d'une architecture sonore, notament par
le placement de groupes de saxophonistes en cinq points
différents entourant le public puis se rejoignant pour la
plupart sur une scène centrale.
Ainsi le positionnement
et le déplacement des musiciens créeront des mouvances
de sons répondant à des lointains sonores.
Chaque musicien intervient comme une source sonore autonome et mobile.
La direction de l'orchestre positionnée à l'épicentre
est à même de moduler les différentes
masses sonores en fonction de la réverbération naturelle
et de la spécificiteé acoustique du lieu.
Le
choix du positionnement des musiciens et de leur dispersion sur
le site est donc l'un des facteurs déterminant de l'idée
de spacialisation.
Voir
l'exemple d'un plan
de scène du morceau "Perchmann aux oreilles mouvantes".
Chaque
musicien engendre un rapport physique avec l'instrument, qui,
d'un simple générateur de sons, devient le moyen
même de le faire bouger, vibrer, circuler à l'intérieur
d'un autre mouvement sonore global : ainsi, à l'intérieur
d'une même cellule de musiciens déjà répartie
autour du public et faisant circuler le son vers la cellule
suivante, chaque musicien est à même de créer
un autre mouvement sonore par le positionnement de son instrument
par rapport aux autres (gestuels, rotations du musicien sur
lui-même...).
Une Musique |
MUSIQUE
L I N E A I R E
ET M I N I M A L E
L'une
des particularités de la musique d'Urban Sax est le
son continu (mib).
L'omniprésence de ce son se déplaçant autour
de l'audience est la base sur laquelle s'échafaudent les
différents moments du concert. Le son continu vit et se module
par les subtiles différences de timbres et de tessitures
des saxophones.
A partir de cette base sonore continue (mib) chaque morceau se construit
dans un esprit semi-répétitif, modal où jeux
sur les intervalles, dissonances engendrent d'indéfinissables
reflets d'une r&ecaute;lité foncièrement urbaine,
omniprésente et fascinante; il se dégage de cette
cathédrale de sons une impression
étonnante de légèreté, reçue
au travers de volutes métalliques exprimant parfaitement
l'incantation profane de la cité. L'évolution constante
de ce laboratoire sonore entraîne Gilbert Artman et son groupe
Urban Sax à travers le labyrinthe polyphonique des musiques
ethniques. Pour preuve, ses rencontres récentes avec des
musiciens soufis, des aborigènes du désert australien,
des musiciens amérindiens... au sein d'un projet global réunissant
les musiciens sur une partition unique. Pour preuve encore, la rénion
musicale entre Urban Sax et des musiciens gamelans indonésiens
à Jakarta en 1995. |
L'I N T E R P R E T A T I O N
LA RESPIRATION
Des systèmes de respiration par groupe, à tour
de rôle (3 groupes jouent pendant que le 4ème
respire), permettent confort et qualité de son.
Au sein de chaque groupe, que ce soit pendant le "son continu",
ou dans des phrases mélodiques jouées en boucle, les
respirations des musiciens doivent se faire sans heurts.
LE
SO
La sonorité des saxophones doit être aussi
pure que possible. On évitera tout vibrato et tout bruit
parasite. L'emploi d'un bec en ébonite est conseillé.
VOIX
DES SAXOPHONISTES
Dans
de très courts passages, il peut être demandé
aux saxophonistes de chanter. Suivre les indications données
sur les partitions.
SONS
SPECIAUX
Les bruits de souffle demandés sont obtenus en soufflant
dans les becs des saxophones. Entourer le bec de la main en touchant
l'anche, sans la serrer. Souffler en appliquant les lèvres
sur l'ouverture de la main (pouce et index).
En aucun cas l'anche ne doit vibrer, ni émettre de note.
Les bruits de clés sont produits en jouant les doigtés
des notes de façon percussive sans souffler dans les saxophones.
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D E C O R S
SCENIQUES ET C O S T U M E S
LA SCEN
Pour chaque concert, la scène principale ainsi que
les petites scènes qui entourent le public, sont recouvertes
d'un revêtement à base de polyane modelé de
façon à recréer un univers visuel spécifique
auquel participent les jeux de lumière par effet de transparence
et de reflets.
LES
COSTUMES
A ces
"décors" scéniques viennent s'ajouter les costumes
qui, en utilisant des matériaux et des couleurs spécifiques
aussi, participent à un effet visuel où les lumières,
qu'elles soient naturelles ou artificielles, leur donnent une autre
envergure et apparence : couleurs brillantes, plastiques transparent
gonflables, poches remplies de liquide, sources lumineuses émanent
du musiciens et masque couvrant le visage.
Depuis plus de dix anx la conception des costumes est réalisée
par Antoine Rossi, saxophoniste dans le groupe. Son travail plastique
ne s'est pas arrêté à la seule réalisation
de costumes : depuis quelques annés il conçoit des
tableaux, mobliles à partir de plastique gonflé, met
des instruments de musique sous bulles plastiques.
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